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Négligence grave d'animaux au refuge d'Evergem: les plaintes sont non fondées

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16/03/2012
Voici déjà quelque temps que les réseaux sociaux sont inondés de plaintes concernant la négligence grave d'animaux au refuge d'Evergem.

L'origine de ces plaintes est une série de photos de chats en très mauvaise santé, diffusée à titre de preuve par un autre centre d'accueil. Un contrôle approfondi réalisé par le service d'inspection Bien-être animal du SPF Santé publique, le 8 mars 2012 a démontré que les accusations sont non fondées et que les animaux en question étaient déjà dans un état critique avant leur arrivée au refuge. L'inspection du bien-être animal met la population en garde quant à de fausses accusations et des campagnes de dénigrement contre des centres d'accueil d'animaux lancées via internet.

Avant même le dépôt d'une plainte officielle pour négligence d'animaux contre le refuge d'Evergem, de graves accusations s'étaient déjà répandues partout via Facebook et d'autres canaux, lançant ainsi la rumeur. Le refuge pratiquerait en masse l'euthanasie des chats au moyen de chloroforme et par noyade; les autres animaux seraient entassés les uns contre les autres dans des locaux sombres dans de mauvaises conditions, sans recevoir les soins appropriés. A la suite de cette campagne, le service d'inspection Bien-être animal a soudain reçu de très nombreuses réactions d’amis d’animaux inquiets.

Le service d'inspection a pris l'affaire au sérieux et a demandé un mandat de perquisition pour le refuge et le logement privé de l'exploitante. Ainsi, en collaboration avec la police, le service a effectué une inspection approfondie de tous les bâtiments.

Dans le logement privé de l'exploitante, aucune preuve de négligence ou de maltraitance d'animaux n'a pu être découverte, ni aucun signe d'euthanasie au moyen de chloroforme ou par noyade. L'hébergement des animaux dans le refuge répond à toutes les normes légales, même si l'infrastructure est désuète et dégage une première impression quelque peu défavorable. Tous les animaux du refuge étaient en bonne santé. Dans le local de quarantaine, il ne se trouvait plus aucun animal au moment du contrôle, car les chats dont les photos ont été diffusées avaient déjà été emmenés illégitimement par la personne qui a porté plainte.

Selon la police de Zomergem, les huit chats en question avaient été recueillis le 16 février 2012 dans un logement dont l'occupante était décédée, à l'insu de tous, probablement huit jours auparavant. Les animaux (dont un mort) étaient enfermés dans un réduit de 50 cm sur 30 et n'avaient plus reçu à boire ni à manger depuis tout ce temps. A leur arrivée au refuge, les animaux étaient dans un état critique et ils ont été placés en quarantaine où ils étaient sous la surveillance étroite d'un vétérinaire.

Nulle part dans le refuge, ni dans les autres pièces, le service d'inspection Bien-être animal n'a trouvé de traces de la négligence grave ou de la maltraitance d'animaux évoquées dans la plainte. Entre-temps, la personne qui a porté plainte a elle-même été inculpée pour s'être fait passer pour un inspecteur afin d'obtenir l'accès au local de quarantaine, pour vol de chats et enfin pour calomnie et diffamation.

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