Dans le rapport « Activité de soins au sein des établissements psychiatriques », nous souhaitons vous donner un aperçu d’un certain nombre de chiffres clés concernant le fonctionnement des hôpitaux psychiatriques (HP) et des services psychiatriques dans les hôpitaux généraux (SPHG) pour l’année 2018[1] .Ces dernières années, ces établissements travaillent de plus en plus en réseau, en fonction du groupe cible des adultes et enfants. Dans le rapport actuel, vous trouverez notamment une représentation cartographique du nombre de séjours qui ont lieu dans les réseaux actuels. Enfin, certaines différences régionales peuvent être observées dans ce rapport. À cet égard, il faut tenir compte du fait que les réseaux peuvent être très différents pour des raisons historiques : d’une part dans la taille du réseau en terme de superficie et du nombre d’habitants, et d’autre part dans l’offre de

Le rapport donne également un aperçu du nombre de séjours qui ont commencé au cours de l’année en question par type d’établissement, type d’hospitalisation (à temps plein où le patient reste jour et nuit et à temps partiel où le patient reste à l’hôpital uniquement en journée ou la nuit).

Vous constaterez que le nombre de nouveaux séjours dans les services psychiatriques des hôpitaux généraux (SPHG) est presque aussi élevé que le nombre de nouveaux séjours dans les hôpitaux psychiatriques (HP) pour l’année 2018. En d’autres termes, les SPHG sont un maillon important dans l’offre de soins de santé mentale résidentiels. Nous pouvons aussi présumer qu’un hôpital général est plus accessible qu’un hôpital psychiatrique, ce qui favorise l’accès aux soins.

Par ailleurs, nous constatons qu’en 2018, 15 % des séjours étaient des hospitalisations partielles, lors desquelles le patient reste soit pendant la nuit, soit pendant la journée dans l’établissement.Ce type d’hospitalisation à temps partiel permet de socialiser les soins de santé mentale. Cette socialisation est l’un des principaux objectifs de la réforme des soins de santé mentale en Belgique. En effet, cette réforme vise à garantir aux personnes souffrant de problèmes psychiques de rester autant que possible en contact avec leur vie quotidienne, ce qui facilite leur intégration dans la société après un traitement. Un moyen d’y parvenir est d’offrir des soins mobiles et des hospitalisations partielles, et de limiter les admissions dans le temps.

Vous trouverez également dans cet aperçu une répartition du nombre de séjours par région, par réseau et selon l’âge et le sexe.

Dans l’aperçu par région, vous pouvez placer des filtres sur le type d’hôpital (SPHG ou HP) et sur le type d’hospitalisation (à temps plein ou à temps partiel). Par rapport au nombre d’habitants, le nombre de nouveaux séjours à temps plein dans les hôpitaux psychiatriques bruxellois est inférieur à celui des autres régions, mais il est plus élevé pour les séjours à temps partiel. Dans les SPHG, nous constatons clairement qu’il y a moins de séjours à temps plein par habitant en Wallonie par rapport aux autres régions. Le nombre de séjours à temps partiel en SPHG est toutefois plus élevé dans cette région. De manière générale, le nombre de séjours par habitant en Flandre est élevé.

La différence dans le nombre de séjours entre les hommes et les femmes est relativement faible. Néanmoins, nous pouvons observer que chez les femmes, la fréquence la plus élevée se situe dans la catégorie d’âge de 50 à 54 ans, contre 35 à 39 ans pour les hommes.

Enfin, l’évolution du nombre de journées d’hospitalisation est indiquée aussi bien pour les séjours à temps partiel que pour les séjours à temps plein. Le nombre d’hospitalisations repose sur le nombre total de journées d’hospitalisation dans les établissements qui ont eu lieu au cours de cette année. Nous pouvons observer que le nombre de séjours en hospitalisation partielle a augmenté ces dix dernières années. Le nombre de journées d’hospitalisation réalisées par an dans les établissements reste stable. Dans le cas des hospitalisations à temps plein, nous observons aussi une augmentation des séjours, mais nous constatons une diminution du nombre de journées d’hospitalisation réalisées. Bien qu’aucun lien de cause à effet ne puisse être établi entre la diminution du nombre de journées d’hospitalisation et les initiatives prises dans le cadre de la réforme des soins de santé mentale, nous pouvons néanmoins constater que cette tendance pour les séjours à temps plein s’inscrit dans le droit fil de l’objectif de la réforme. Comme nous l’avons déjà mentionné, la réforme part du principe qu’il faut éviter autant que possible une admission dans un hôpital et maintenir la durée du séjour aussi courte que possible lorsque cette admission s’avère quand même nécessaire.


[1] Dans l’aperçu des établissements, vous pouvez observer que certains établissements font partie d’une fusion hospitalière. Ces établissements ont le même numéro d’agrément. Le siège administratif de cette fusion est indiqué comme « site principal », les autres établissements comme « site secondaire ». Les hôpitaux « à caractère universitaire » disposent d’un certain nombre de lits universitaires. Dans les « hôpitaux universitaires », plus de la moitié des lits ont le statut de lit universitaire.

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