Campagne Alcool et grossesse

 

« PENDANT LA GROSSESSE ET L'ALLAITEMENT, LA CONSOMMATION D'ALCOOL EST NOCIVE POUR VOTRE BÉBÉ ».

C'est le slogan choisi par les autorités fédérales pour cette nouvelle campagne qui s'adresse aux soignants. Aborder ce sujet en tant que soignant n’est pas évident. Cette campagne veut donc les aider à aborder le sujet avec leurs patients dans leur pratique quotidienne.

En effet, une étude a révélé que 32,6% des femmes boivent de l'alcool pendant la grossesse, 43,3% au cours de la période d'allaitement et près d’une femme enceinte sur dix consomme de l’alcool de manière hebdomadaire, entre un et six verres standards.  Ces chiffres ne sont pas anodins, d’autant que de nombreuses incertitudes subsistent sur les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse et l’allaitement. Le SPF Santé publique soutient l’allaitement (plus d’infos via www.allaitementnaturellement.be(link is external)).

Cette campagne s’articule autour de 3 grands axes  :

  1. Les risques de la consommation de boissons alcoolisées au cours de la conception, de la grossesse et de l'allaitement ;
  2. La communication avec les femmes et leur partenaire, l’évaluation et le diagnostic des consommations de boissons alcoolisées ;
  3. L’accompagnement et l’orientation des femmes ayant une consommation problématique d’alcool.

La vidéo ci-dessous reprend les messages clés de la campagne.

Matériel de campagne

Outils

Pour...

Affiche

les salles d’attente

Vidéo écrans(link is external)

les salles d’attente

Guide

les médecins généralistes, les sages-femmes, les gynécologues

Fiches pratiques

les médecins généralistes, les sages-femmes, les gynécologues

Tous les médecins généralistes, les sages-femmes et les gynécologues recevront une ou plusieurs affiche(s) et les fiches pratiques ainsi qu’une invitation à la journée d’étude. Si vous souhaitez bénéficier de matériel supplémentaire gratuitement (guides, affiches, fiches pratiques), n’hésitez pas à en faire la demande par mail via 9moissansalcool@health.fgov.be (link sends e-mail)ou via le call center du SPF Santé publique au numéro 02 524 97 97.

Colloque "Alcool et grossesse, parlons en"

Cette demi-journée d’étude à l’attention des professionnels de santé s'est tenue le 6 décembre 2018.

Programme

 

Pourquoi l'alcool est-il si dangereux pour les jeunes ?
 

Les enfants et les jeunes sont plus vulnérables que les adultes par rapport aux effets de l’alcool car leur cerveau se trouve encore en plein développement. Ils ne peuvent pas encore aussi bien évaluer les dangers et courent donc un risque plus grand en termes d'accidents, de violences, d'automutilation et de comportement sexuel à risque s'ils sont saouls. Les jeunes qui consomment de l'alcool sont en outre confrontés à des troubles sévères de l'apprentissage et à des troubles de la mémoire.

Celui qui commence à boire en étant jeune, court un plus grand risque, à l'âge adulte, d'abus d'alcool et de problèmes sociaux et de santé.

 

Interdiction de la vente d'alcool aux jeunes
 

Dans notre pays, il est interdit :

  • de vendre, de servir ou d'offrir de l'alcool (Par « alcool », on entend toute boisson ou tout produit dont la teneur en alcool est supérieure à 0,5 % du volume, p. ex. la bière et le vin) aux jeunes de moins de seize ans;
  • de vendre, de servir ou d'offrir des boissons spiritueuses (Par « boisson spiritueuse », on entend toute boisson distillée d'un titre alcoométrique excédant 1,2 % ou toute boisson fermentée d'un titre alcoométrique excédant 22% - Article 16 de la loi du 7 janvier 1998 concernant la structure et les taux des droits d'accise sur l'alcool et les boissons alcoolisées. Les alcopops, la vodka, le whisky, le gin, le genièvre, la liqueur, le cognac, … ainsi que les cocktails à base de ces alcools en sont quelques exemples) aux jeunes de moins de dix-huit ans.

Les exploitants d'établissements Horeca et le personnel de magasin peuvent demander une preuve de l'âge. Il peut s'agir de la carte d'identité ou de tout autre document valable permettant de démontrer son âge, p. ex. une carte d'étudiant. En cas de doute, il est conseillé au vendeur de refuser de vendre de l'alcool car il reste toujours responsable. 

Les distributeurs automatiques d'alcool ou de boissons spiritueuses doivent disposer d'un lecteur de carte d'identité pour contrôler l'âge de l'acheteur potentiel. Il est interdit de débrancher ce système.

 

Qui contrôle l'interdiction de la vente d'alcool aux jeunes et quelles sont les sanctions ?
 

La vente d'alcool aux jeunes est contrôlée par le Service de contrôle Tabac et Alcool du SPF Santé publique. Le service effectue non seulement des contrôles dans les cafés, mais également dans les magasins de quartier, les magasins de nuit et les supermarchés, et lors des festivals et des soirées.

En cas d'infraction, le contrôleur dresse un procès-verbal. Le service juridique du SPF fixe une amende administrative sur base de ce PV. L'amende varie de 156 à 6000 euros en fonction de la gravité de l'infraction. En cas de non-paiement de l'amende, le dossier est transmis au parquet et un procès peut être intenté.

La police peut également contrôler l'interdiction de la vente d'alcool aux jeunes.

Service Inspection Produits de Consommation
SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement
Eurostation II, 7ième étage
Place Victor Horta 40, Bte 10
1060 Bruxelles

tel 02/524.74.70
fax 02/524.74.99
apf.inspection@health.fgov.be(link sends e-mail)

Pour plus d’informations: Folder Jeunes et alcool