La Convention sur la diversité biologique (1992) est la convention-cadre des Nations Unies pour la protection et la conservation des écosystèmes et de  la faune et la flore sauvage.

Son article 8 h) demande aux Etats de prendre toutes les mesures qu’ils jugent appropriées pour faire face aux EEE mais aussi prévenir leur introduction.

Une approche globale s’impose car tous les Etats sont concernés par la problématique. En 2002, la 6ème  Conférence des Parties contractantes a défini des principes directeurs pour la mise en œuvre de l’article 8 h). A cette fin, elle a adopté la décision VI/23 : «  Espèces exotiques qui menacent des écosystèmes, des habitats ou des espèces ».

Ces principes directeurs s’articulent autour de 3 axes :

  • la prévention ;
  • l’introduction des espèces ;
  • l’atténuation des impacts.

En 2010, la dixième Conférence des Parties à Nagoya (Japon) a adopté un Plan stratégique révisé et actualisé pour la diversité biologique (2011-2020), incluant les objectifs d'Aichi pour la biodiversité « Vivre en harmonie avec la nature».

Le 9ème  objectif fixe un objectif politique particulier pour les EEE :

« D’ici à 2020, les espèces exotiques envahissantes et les voies d’introduction sont identifiées et classées en ordre de priorité, les espèces prioritaires sont contrôlées ou éradiquées et des mesures sont en place pour gérer les voies de pénétration, afin d’empêcher l’introduction et l’établissement de ces espèces. »

« Quick guide to the Aichi Biodiversity Targets – Invasive alien species and controlled » (uniquement disponible en anglais)

La Belgique doit donc appliquer les principes directeurs. Elle doit aussi  mettre en oeuvre l’objectif d’Aïchi relatif aux EEE. Pour atteindre cet objectif, il est demandé que cela se fasse au travers d’une Stratégie nationale pour la biodiversité, comprenant un plan d'actions (SPANB).