Des teneurs  maximales européennes pour la contamination des PFAS dans les denrées alimentaires
 
La Commission européenne et les Etats membres ont décidé le 22 juin 2022 de fixer des teneurs maximales pour certaines substances perfluoroalkylées, dites PFAS, dans plusieurs catégories de denrées alimentaires.

Les substances perfluoroalkylées constituent une très grande  famille de composés chimiques qui sont largement utilisés depuis les années 50 pour fabriquer divers types d’articles de la vie quotidienne, tels que par exemple certains textiles, des  ustensiles de cuisine antiadhésifs, les  mousses extinctrices d’incendie . Comme ces substances sont très stables, elles se dégradent très lentement et elles peuvent se retrouver partout  dans notre environnement, y compris dans l’eau et notre alimentation.

En 2020, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a évalué les risques que leur présence dans les aliments présentent pour la santé humaine Les effets néfastes des PFAS se manifestent  notamment sur le cholestérol sérique, le foie et le système immunitaire.
L’EFSA s’est concentrée sur 4 PFAS qui contribuent pour plus de la moitié de l’exposition. Pour ceux-ci , elle a établi un seuil de sécurité sous la forme d’une dose hebdomadaire tolérable (DHT) qu’elle a  fixée à 4,4 nanogrammes par kilogramme de poids corporel. L’EFSA a aussi montré  que ce seuil est dépassé par une partie de la population européenne, ce qui est préoccupant.

Sur base de cet avis, des teneurs maximales ont été fixées pour les œufs, les poissons, les crustacés, les mollusques bivalves, la viande et les abats comestibles dans le but d’assurer un niveau suffisant de protection de la santé des consommateurs.

A partir du 1er janvier 2023, les produits dont les teneurs en PFAS excèdent ces teneurs maximales ne pourront plus être mis sur le marché.
En parallèle, les autorités compétentes  des  Etats membres feront une surveillance plus large des PFAS dans les denrées alimentaires, en collaboration avec les exploitants du secteur alimentaire, jusqu’en 2025, afin de combler le manque de données pour de nombreux aliments et fixer si besoin de nouvelles normes.

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