Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, les moustiques exotiques ne sont pas particulièrement grands (en taille). Le moustique tigre a même une taille plus petite que celle des moustiques bien de chez nous.

Il se distingue par les taches blanches qui couvrent son corps.

Pourquoi des moustiques tigres chez nous ?

Les moustiques exotiques sont issus originairement d'Asie du Sud-Est. Deux éléments favorisent leur établissement en Europe.

Le premier tient à la mondialisation, qui favorise les déplacements de personnes et le transport des marchandises. C'est la raison pour laquelle dans un premier temps le projet s’est concentré sur la surveillance active des points d'entrée que sont les parkings en bordure d'autoroute.

Le second élément est le changement climatique, qui provoque des conditions météorologiques plus favorables à la survie et la reproduction de ces espèces.

Pas de panique !

Les moustiques exotiques ne sont pas dangereux en soi. Ils sont surveillés pour leur capacité potentielle à transmettre des maladies (qu’on appelle capacité vectorielle) telles que la dengue, le zika ou le chikungunya. De ces moustiques, le moustique tigre – de son joli nom Aedes Albopictus – est celui qui possède la plus grande capacité vectorielle. C’est pourquoi il est l’objet de toute notre attention avec le projet MEMO+. 

Le projet MEMO+

Le projet MEMO+ (Monitoring of Exotic Mosquitoes) vise à assurer la surveillance des moustiques exotiques en Belgique. Il s’inscrit dans le cadre du Plan d’action national environnement-santé – le NEHAP –, fruit de la collaboration des différentes entités, fédérales et fédérées, en charge de l’environnement et de la santé. Sciensano et l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) sont quant à eux responsables de l'aspect opérationnel du projet.

L’objectif du projet MEMO+ est de cartographier et d’endiguer, autant que faire se peut, la présence de ces moustiques sur notre territoire. Cela vise à empêcher qu’une personne infectée par un des virus mentionnés – contracté en vacances par exemple – soit piquée par un moustique tigre établi ici, ce qui pourrait entraîner des transmissions locales. Rassurez-vous : à ce jour, cela ne s’est encore jamais produit chez nous et nous mettons tout en œuvre pour que cela ne se produise pas. Mais mieux vaut prévenir que guérir ! Toutes les dispositions sont donc prises afin de nous préparer à une telle éventualité et d’en limiter l’impact éventuel. 

Le moustique tigre ne passera pas par moi !

Vous pouvez aussi participer au système de surveillance mis en place. En 2022, un système de surveillance dite passive a été inauguré. Depuis lors, chaque citoyen peut y contribuer en publiant les photos de moustiques tigres qu'il pense avoir reconnus sur le site Surveillancemoustiques.be. Après analyse et confirmation de la présence du moustique, une inspection sur le terrain est enclenchée.

En 2022,  des moustiques exotiques ont ainsi été découverts dans 9 endroits où ils n'avaient encore jamais été aperçus auparavant. Ce chiffre a doublé en 2023. Des détections ont été faites par les citoyens dans 18 endroits différents et, pour la première fois, dans les trois régions (présentation des résultats disponible ici) !

Vous pensez avoir identifié un moustique tigre ? Photographiez-le avec votre téléphone et signalez-le sur le site Surveillancemoustiques ! 

Pour éviter leur prolifération, voici quelques conseils, similaires à ceux qui valent pour les moustiques locaux :

  •  éviter l’eau stagnante (seaux, gouttières bouchées, barils d’eau de pluie qu’il vaut mieux couvrir d’une moustiquaire) car les moustiques aiment y pondre leurs œufs ; 
  • installez des moustiquaires ;
  • au besoin, protégez-vous avec un répulsif.