Les fabricants, vendeurs et importateurs de CO2-mètres doivent respecter différents critères pour que leurs appareils destinés aux espaces publics soient autorisés à la vente. Ces exigences minimales de fabrication sont fixées dans un nouvel arrêté ministériel et sont d’application dès mars 2022 pour une durée de 6 mois. 

Dans les lieux fermés fréquentés par le public, le CO2-mètre joue un rôle capital dans le contrôle de la qualité de l’air intérieur  en mesurant la concentration en CO2 dans l’air. Celle-ci dépend du nombre de personnes dans une pièce et de l’activité physique qui y est pratiquée. Au plus la concentration en CO2 est élevée, au plus la concentration en aérosols (microgouttelettes produites par la respiration) est importante. Cette situation augmente le risque de contamination. Pouvoir mesurer le CO2 contribue ainsi à la réduction de la propagation des contaminants, dont les virus comme celui du COVID, présents sur certains aérosols.

Pour assurer un air intérieur de qualité et limiter la propagation des aérosols, le Conseil Supérieur de la Santé recommande que le taux de CO2 soit inférieur ou égal à 900 ppm.

Le nouvel arrêté ministériel  précise aussi que les appareils qui satisfont à l’ensemble de ces critères peuvent apposer la  mention « appareil utilisable dans le cadre de la lutte contre le SARS-CoV-2 » directement sur l’appareil, son emballage ou dans le manuel technique. 

Les CO2-mètres sont autorisés à la vente s’ils respectent les critères suivants :

 

  1. ils répondent à la norme EN 50543 ;
    Cette norme cible la mesure rapide et précise du monoxyde de carbone et dioxyde de carbone dans l’environnement. Les CO2-mètres doivent mesurer la concentration en CO2 avec la précision conforme à cette norme. Les CO2-mètres qui estiment la concentration en CO2 sur la base d'autres gaz ou substances présentes dans l’air ne répondent pas à ces exigences.  
  2. Ils couvrent des plages de mesures de la concentration de CO2 de 0 à minimum 2.000 ppm ; 
    Les compteurs CO2 doivent être conçus pour mesurer correctement cet intervalle de concentration en CO2.
  3. Ils sont prévus pour être réétalonnés pour compenser la dérive de la mesure selon les procédures fixées par le fabricant dans le manuel technique de l’appareil ; 
    Un compteur CO2, pour des raisons techniques, ne reste pas stable sur une longue période. La mesure s’écarte progressivement de la valeur réelle. L’appareil doit donc être réétalonné selon la procédure prévue par le fabricant. Cette exigence ne s’applique pas  aux CO2-mètres qui sont dotés d’un dispositif d’auto-étalonnage.
  4. Ils mesurent une concentration en CO2 dont l’erreur est de maximum 10 % de la mesure. Exemple : une erreur de 10% sur une valeur affichée de 900 ppm correspond à ± 90 ppm. Cela signifie que la valeur réelle se situe entre 810 et 990 ppm ; 
    Le seuil de 10% est l’erreur admissible autorisée. Tout appareil de mesure présente une erreur de mesure.

    Lors de l’achat de CO2-mètres, il convient de rester prudents et de se méfier des appareils vendus à très bas prix qui pourraient présenter des marges d’erreurs supérieures aux 10% autorisés.
  5. Ils sont fournis avec un manuel technique qui précise les conditions d’installation pour mesurer correctement la concentration en CO2 dans un espace donné.  

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