• Que fait l’orthoptiste-optométriste ?

Les activités de l’orthoptiste-optométriste peuvent être réparties en deux catégories : les examens et les traitements. 

Les examens consistent, par exemple, à observer et analyser le port de tête et la position oculaire, à examiner la mobilité oculaire, l’acuité visuelle, les anomalies de la vision des couleurs, etc.
Certains examens peuvent être effectués de manière autonome, tandis que d’autres requièrent une prescription d’un ophtalmologue ou d’un autre médecin spécialiste, comme le  neurologue ou l’ORL. Les jeunes de moins de 16 ans doivent toujours consulter un ophtalmologue avant que l’orthoptiste-optométriste puisse effectuer des examens. 

L’ophtalmologue peut prescrire au patient un traitement que l’orthoptiste-optométriste applique ensuite : exercices thérapeutiques, traitements d’un œil paresseux, d’un strabisme et d’une amblyopie, simulation visuelle chez les malvoyants ou chez les patients présentant des troubles neurophysiologiques et adaptation de verres prismatiques par exemple. L’orthoptiste-optométriste peut, de manière autonome, adapter les lentilles chez les personnes de plus de 16 ans.

L’ophtalmologue qui réalise des opérations ophtalmologiques peut demander à l’orthoptiste-optométriste de l’assister et d’instrumenter.

L’orthoptiste-optométriste travaille dans un cabinet d’ophtalmologie, dans un hôpital ou en première ligne. Ce prestataire de soins  exerce en étroite collaboration avec l’ophtalmologue ou fait partie d’une équipe pluridisciplinaire dans le cadre de la réhabilitation visuelle. 

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  • Quelle  formation faut-il suivre pour pouvoir exercer la profession ?

L’orthoptiste-optométriste doit être titulaire d'un diplôme d'une formation de l'enseignement supérieur correspondant à au moins 180 crédits ECTS, dont le programme de formation répond aux conditions énumérées à l’article 3 de l'arrêté royal du 27 février 2019. Il précise notamment les matières théoriques et pratiques qui doivent être couvertes pendant la formation d’orthoptiste-optométriste.

Si votre formation ne répond pas aux conditions de qualification les plus récentes comme décrit dans l’AR du 27 février 2019, il est possible que vous pouvez faire appel à l'une de ces mesures transitoires.

Si vous répondez aux conditions de qualification minimales, vous êtes admissible à un agrément et un visa en tant qu’orthoptiste-optométriste. Après avoir reçu votre agrément et votre visa, vous devrez entretenir et mettre à jour vos connaissances et compétences professionnelles en suivant une formation continue d'au moins 15 heures par an.

Le gouvernement fédéral est compétent pour définir les conditions de qualification minimales pour l'exercice des professions de santé. Les Communautés sont compétentes pour l'interprétation de ces conditions de qualification et pour l'organisation de l'enseignement. Vous trouverez plus d'informations sur leur site web : 

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  • Quelles modifications ont été apportées à la profession en 2019 ?

Un nouvel arrêté royal relatif à la profession d’orthoptiste-optométriste a été publié le 12 avril 2019 et entrera en vigueur le 22 avril 2019. La nouvelle réglementation est axée sur les besoins réels dans le domaine des soins oculaires et vise à soutenir les ophtalmologues dans la promotion de l’accessibilité des soins oculaires de qualité.

Le nouvel arrêté remplace l’arrêté royal du 7 juillet 2017 et introduit ce qui suit :

  1. Un nouveau titre professionnel  
  2. Des adaptations mineures aux conditions de qualification minimales
  3. Des adaptations aux compétences (les conditions pour pratiquer certaines prestations techniques et certains actes confiés ont été modifiées) 
  4. Des mesures transitoires pour les personnes qui exercent actuellement dans le domaine
     

1. Le titre professionnel

Le titre professionnel est modifié en orthoptiste-optométriste. Ce faisant, le rôle de la profession paramédicale dans le domaine des soins oculaires se distingue clairement du rôle de l’opticien, qui ne pose aucun acte dans le domaine des soins de santé. Réaliser des tests de la vue et adapter les lentilles sont des actes qui relèvent de l’exercice de la profession des soins de santé. En revanche, délivrer des lunettes et des lentilles n’est pas un acte nécessairement réservé aux professions des soins de santé.

2. Les conditions de qualification minimales

Quelques adaptations mineures ont été apportées aux conditions de qualification minimales comme la mention spécifique d’une formation théorique et pratique dans l’administration de collyres et l’accomplissement du stage dans les divers domaines des soins oculaires. Les adaptations sont conformes aux compétences de l’orthoptiste-optométriste.

3. Les compétences

Aucune modification n’est apportée aux actes et prestations que la profession peut effectuer, mais les conditions dans lesquelles certains actes et prestations peuvent être effectués font bel et bien l’objet de modifications, dont les principales sont les suivantes : 

  • L’orthoptiste-optométriste peut effectuer de manière autonome certains examens chez des personnes de 16 ans et plus. Plus aucune prescription médicale n’est requise pour ce type d’actes, mais il est défini, à la place, les cas où l’orthoptiste-optométriste doit renvoyer le patient vers l’ophtalmologue : par exemple, en cas de suspicion d’une maladie oculaire ou lorsqu’un test de la vue présente un résultat spécifique.
    Rien ne change en ce qui concerne l’exécution de ces prestations chez les personnes de moins de 16 ans. Celles-ci doivent toujours consulter en premier lieu un ophtalmologue, qui peut les renvoyer vers un orthoptiste-optométriste.
  • L’orthoptiste-optométriste peut adapter, de manière autonome, les lentilles chez les personnes de 16 ans et plus. Les jeunes de moins de 16 ans doivent tout d’abord consulter un ophtalmologue, lequel peut établir une prescription pour faire adapter leurs lentilles par un orthoptiste-optométriste. L’adaptation de lentilles spécifiques pour traiter des affections oculaires est un acte médical qui peut, dès lors, uniquement être effectué par l’orthoptiste-optométriste si l’ophtalmologue lui confie cet acte sous sa surveillance et sa responsabilité. 
  • L’administration de collyre est ajoutée à la liste des examens et des actes que l’orthoptiste-optométriste peut effectuer sur prescription de l’ophtalmologue. Cet acte ne doit plus nécessairement s’accomplir sous la surveillance et la responsabilité de l’ophtalmologue. Il incombe toujours à l’ophtalmologue de rédiger la prescription, mais c’est l’orthoptiste-optométriste qui se charge de l’exécuter. 
  • L’orthoptiste-optométriste peut donner certains exercices thérapeutiques au patient sur prescription d’un ophtalmologue, par exemple en cas de troubles spécifiques du système vestibulaire. L’orthoptiste-optométriste peut ensuite poursuivre cet acte chez le patient sur prescription de certains autres médecins-spécialistes.

4. Les mesures transitoires

Enfin, des mesures transitoires sont introduites et entreront en vigueur le 22 avril 2019 :

  • Pour les orthoptistes

Si vous disposez d’un agrément et d’un visa en tant qu’orthoptiste au 22 avril 2019, vous serez considéré(e) comme un(e) orthoptiste-optométriste.
Si vous disposez d’un agrément et d’un visa en tant qu’orthoptiste, vous ne devez entreprendre aucune démarche.

  • Pour les personnes qui ont entamé une formation d’orthoptiste

Si vous avez entamé une formation d’orthoptiste au plus tard avant le 22 avril 2019, il n’est pas nécessaire de suivre une formation supplémentaire, si votre formation répond aux conditions de qualification minimales de l’AR du 7 juillet 2017.
Une fois le diplôme en votre possession, vous pourrez introduire une demande d’agrément en tant qu’orthoptiste-optométriste. Vous serez assimilé(e) aux personnes qui répondent aux nouvelles conditions de qualification. 

Si vous avez entamé une formation d’orthoptiste au plus tard en 2017 et si vous obtenez votre diplôme au plus tard d’ici le 31 décembre 2021, il n’est pas nécessaire de suivre une formation complémentaire, si votre formation répond aux conditions de qualification minimales de l’AR du 24 novembre 1997.
Une fois le diplôme en votre possession, vous pourrez introduire une demande d’agrément en tant qu’orthoptiste-optométriste . Vous serez assimilé(e) aux personnes qui répondent aux nouvelles conditions de qualification.

  • Pour les personnes titulaires d’un graduat ou d’un bachelier dans le domaine des soins oculaires ou pour les personnes qui ont entamé une telle formation

Si vous êtes titulaire d’un graduat ou d’un bachelier d’une formation dans le domaine des soins oculaires, dont le niveau, mais pas complètement la formation théorique et la formation théorique et pratique et stages, répond aux conditions de qualification minimales visées à l’AR du 27 février 2019, vous pouvez entrer en ligne de compte pour un agrément et un visa en tant qu’orthoptiste-optométriste.
Vous pouvez introduire une demande d’agrément en tant qu’orthoptiste-optométriste. Cette demande doit être introduite avant le 22 avril 2023 (vous devez dès lors disposer de votre diplôme au plus tard à cette date).

  • Pour les personnes qui effectuent des prestations techniques et/ou des actes bien précis qui relèvent de la profession d’orthoptiste-optométriste

Si vous accomplissez des prestations ou actes spécifiques qui relèvent de la profession d’orthoptiste-optométriste, vous pouvez demander une dérogation pour continuer à effectuer ces prestations et/ou actes aux mêmes conditions que l’orthoptiste-optométriste, sans pour autant disposer du titre professionnel.
Si vous souhaitez bénéficier de cette mesure transitoire, vous devez pouvoir démontrer que vous disposez avant le 22 avril 2019, de l’expérience et des compétences nécessaires à la réalisation de ces prestations et/ou actes, en présentant l’un des justificatifs suivants :
- une attestation délivrée par un ophtalmologue ;
ou
- une attestation délivrée par un établissement d’enseignement qui propose la formation d’orthoptiste-optométriste (telle que visée à l’art. 3 de l’AR du 27 février 2019).
Cette demande doit être introduite avant le 22 avril 2023

  • Attention : 

Il vous faut disposer d’un visa pour pouvoir exercer (en partie) la profession d’orthoptiste-optométriste.

Si vous disposez d’un visa pour exercer (en partie) la profession d’orthoptiste-optométriste, mais si le problème de santé du patient dépasse votre champ de compétences, vous avez la responsabilité de renvoyer le patient vers un praticien des soins de santé compétent.

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  • Quelle est l’origine des modifications à cette profession ?

L’orthoptiste est une profession paramédicale reconnue depuis 1997. Une pénurie d’orthoptistes a été observée au cours de ces dernières années, limitant dès lors l’accès des patients à la réhabilitation visuelle. En effet, plus aucun nouvel orthoptiste n’a été formé en Belgique. Avant de pouvoir suivre la formation d’orthoptiste, il fallait être titulaire d’un diplôme d’ergothérapeute, de logopède, d’infirmier ou de kinésithérapeute. La formation d’orthoptiste a pris fin en raison du faible nombre d’étudiants entrants.

Le Conseil fédéral des professions paramédicales et la Commission technique des professions paramédicales ont rendu des avis (CNPP 2015/02 et CTPP 2016/01) en vue d’adapter la réglementation de la profession d’orthoptiste, pour pouvoir gérer cette situation.

En réponse à ces avis, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a révisé l’arrêté royal du 24 novembre 1997, ce qui a conduit à l’élaboration de l’arrêté royal du 7 juillet 2017 modifiant les conditions de qualification minimales pour la profession d’orthoptiste. Depuis lors, les Communautés, dont l’enseignement relève de leurs compétences, peuvent organiser un bachelier en orthoptie. En outre, les compétences de l’orthoptiste ont été formulées de façon plus claire.

La ministre a toutefois estimé que la réglementation des professions dans le domaine des soins oculaires était encore trop stricte et ne répondait pas suffisamment aux besoins sur le terrain. C’est pourquoi, il a été demandé au Conseil fédéral des professions paramédicales, à la Commission technique des professions paramédicales  et au Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes de rendre un avis conjoint sur la nécessité de nouvelles professions des soins de santé dans les domaines de l’optométrie et de l’optique (avis CFPP 2017/05, avis CTPP 2017/01 et avis CSMSMG 2017/10). 

Ces avis montrent clairement qu’il n’est pas nécessaire de reconnaître la profession d’opticien en tant que profession des soins de santé. Concernant l’optométrie, la situation est quelque peu plus complexe. Selon les différents conseils d’avis, une profession des soins de santé supplémentaire dans le domaine des soins oculaires n’est pas nécessaire. D’après le CSMSMG, il est cependant nécessaire de rendre les soins oculaires plus accessibles en attribuant un rôle de première ligne à la profession paramédicale (cf. avis du CSMSMG).

C’est pourquoi la ministre a décidé d’adapter à nouveau la profession d’orthoptiste . La profession se voit confier un rôle de première ligne, et ce, toujours en étroite collaboration avec les ophtalmologues. Le titre professionnel est modifié en orthoptiste-optométriste pour pouvoir clairement distinguer le prestataire de soins, d’une part, et l’opticien, d’autre part.

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  • Où trouver la liste des personnes autorisées à exercer la profession ?

Vous pouvez trouver ici la liste des détenteurs d’un visa leur permettant d’exercer (une partie de) la profession d'orthoptiste-optométriste.

Les personnes marquées d’un astérisque (*) sont celles qui bénéficient d’une dérogation. Elles ont un visa limité qui ne leur permet d’accomplir que l’une ou plusieurs prestations et/ou actes relevant de la profession paramédicale. Pour savoir de quelles prestations ou actes il s’agit, renseignez-vous auprès du praticien concerné.

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  • Comment obtenir un visa pour pouvoir exercer la profession ?

Après avoir reçu un agrément ou une dérogation de l'une des Communautés, vous recevrez automatiquement votre visa du SPF Santé publique. Vous n'avez donc pas de démarches à entreprendre vers nous : c'est la Communauté concernée qui assure le suivi de votre dossier.  

Si vous avez obtenu votre diplôme à l’étranger, vous devez par contre demander un visa pour pouvoir travailler en Belgique. Suivez ensuite cette procédure

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  • Comment demander un agrément ou une dérogation ?

Les Communautés octroient les agréments et les dérogations: 

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  • Pouvez-vous travailler en Belgique en tant qu’orthoptiste-optométriste avec un diplôme étranger ?

Si vous souhaitez exercer la profession d’orthoptiste-optométriste en Belgique avec un diplôme étranger, vous devez disposer d’un visa et d’un agrément ou d’une équivalence de votre diplôme étranger.

Pour faire une demande, suivez cette procédure.

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  • Quelle est la réglementation de la profession en Belgique ?

Le chapitre 7 de la Loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l'exercice des professions des soins de santé définit les règles de base sur l’exercice des professions paramédicales. 

L’AR du 2 juillet 2009 définit que l’exercice  des « soins oculaires »  est une profession paramédicale. 

L'AR du 27 février 2019 précise :

  • Le titre professionnel d’ « orthoptiste-optométriste »
  • Les conditions de qualification minimales auxquelles il faut répondre pour pouvoir exercer la profession d’orthoptiste-optométriste.
  • Les prestations techniques que l’orthoptiste-optométriste peut exécuter.
  • Les actes qu’un oftalmologue peut confier à un orthoptiste-optométriste.
  • Les conditions moyennant lesquelles ces prestations techniques et actes confiés peuvent être accomplis, comme l'obligation d'avoir une prescription.

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  • Où trouver les statistiques concernant le nombre d’orthoptistes en Belgique ?

Dans les Statistiques annuelles 2018 vous trouverez les chiffres les plus récents relatifs au nombre global d'orthoptistes agréés.

Vous trouverez plus d’informations à propos de la collecte, de l’analyse et du traitement des données relatives au nombre de praticiens des professions des soins de santé en consultant la page “statistiques et planification.” 

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  • Où trouver de plus amples informations sur le remboursement des prestations ?

L’assurance obligatoire soins de santé (assurance maladie) intervient dans le remboursement de certaines prestations que l’orthoptiste peut effectuer. Consultez le site de l’INAMI pour obtenir de plus amples informations à ce sujet :

Votre assurance complémentaire prévoit peut-être un remboursement majoré pour certaines prestations. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle.

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  • Où trouver les avis donnés sur cette profession ?

Vous pouvez consulter les avis récents des différents organes d'avis du SPF Santé publique sur le site web des organes d'avis et de concertation relatifs à la santé.

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  • Avez-vous d'autres questions ?

Vous trouverez un complément d’information sur la page générale sur les professions paramédicales. Si vous n’y trouvez pas la réponse à votre question, vous pouvez prendre contact avec le Contact Center

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Contact information

Contact center: 02/524 97 97