Activités en mer

L'éventail des activités en mer est énorme. À ce niveau, le lieu et le temps représentent des facteurs importants. Près ou loin de la côte, sur la mer ou sur le fond marin, en automne ou en été... Différentes activités peuvent également se dérouler dans une même zone. L'extraction de sable et le transport maritime, par exemple. D'autres secteurs comme la pêche et le tourisme sont largement saisonniers.

Les activités les plus importantes qui se déroulent dans notre mer du Nord sont :


 

Protection et restauration de la nature

Notre mer du Nord regorge de vie et abrite différentes espèces animales. Toutes méritent de disposer d'un espace qui leur convient. C'est pourquoi certaines zones protégées ont été désignées à cet effet. La zone des Vlaamse Banken à l'Ouest, par exemple, a été désignée pour la préservation des bancs de sable de faible profondeur, des lits de gravier et des bancs de vers tubicoles. Elle constitue aussi l’habitat des marsouins, des phoques communs et phoque gris. Le long de la côte, on trouve aussi trois zones de protection des oiseaux où ils peuvent nicher et se reposer.

Dans le nouveau plan d'aménagement des espaces marins (2020-2026), une nouvelle zone naturelle a été ajoutée : le Vlakte van de Raan, qui jouxte la frontière néerlandaise. La réserve naturelle Baai van Heist sera incluse dans la zone de protection des oiseaux au niveau de Zeebruges, pour faciliter la gestion en y améliorant la surveillance, la recherche scientifique et les contrôles. L'objectif de ces zones n'est pas d'exclure toutes les activités, mais de protéger la vie marine. 


Un éventail de services écosystémiques

Il est essentiel de prendre soin de notre nature. Celle-ci prend également soin de nous et nous prodigue des services écosystémiques, c'est-à-dire des avantages que nous, en tant qu'êtres humains, tirons de l'environnement naturel. En l’occurrence, ici, le milieu marin de la mer du Nord. Il existe quatre types de services écosystémiques :




Il existe quatre types de services écosystémiques :

- Services d'approvisionnement : tous les produits que nous tirons de l'écosystème pour les consommer (poissons, crustacés, etc.). Mais on y trouve aussi des algues et des micro-organismes pour les cosmétiques, ou encore des coquillages très prisés comme souvenirs.

- Services de régulation : la mer du Nord fait partie de l'océan. Cet océan régule l'équilibre carbone sur la terre, adoucit notre climat par le biais du Gulf Stream (sinon la Belgique pourrait connaître le même climat que le Canada !) et équilibre le cycle de l'eau de la terre. Il contribue ainsi à la régulation du climat et constitue un bon tampon contre le réchauffement de la planète. Les algues, pour leur part, permettent de garder l'eau propre en la purifiant et les dunes sont notre première barrière de protection contre les inondations.

- Services culturels : tous les services non matériels que nous tirons de l'écosystème. La mer est une source infinie d'inspiration, de connaissances, de recherche et de divertissement pour tous.

- Services de soutien : les services écosystémiques qui soutiennent d'autres services écosystémiques pour en assurer le bon fonctionnement comme par exemple, la production d'oxygène par les algues grâce à la photosynthèse, les bancs de sable qui servent de pouponnières à de nombreuses espèces ou encore la production élevée de biomasse par l'eau de mer qui, riche en nutriments, profite aux stocks de poissons.

Un écosystème n'offre pas nécessairement les quatre types de services en même temps, mais plutôt une combinaison de plusieurs d'entre eux. Afin de pouvoir continuer à bénéficier de ces  services, il importe  de maintenir différents types d'écosystèmes.

Que font les autorités ?

L'un des principaux outils de protection des écosystèmes est le Fonds Environnement. Grâce à ce fonds, le service Milieu marin tente de préserver la qualité générale de l'environnement en cas de dommages causés à la nature, par des activités économiques, industrielles, d'extraction ou de construction.

Actuellement, dans la partie belge de la mer du Nord, l'indemnisation environnementale n'est prévue que pour les parcs éoliens offshore. Il ne s'agit pas d'une charge mais d’un juste partage des coûts/bénéfices entre l'exploitant et la société qui fait partie intégrante de l'équilibre entre l'impact positif et négatif d'une activité sur le milieu marin. 

Parmi les  projets et de propositions déjà réalisés dans le cadre de ce Fonds, on peut citer des études sur l'utilisation multiple de l'espace, la possibilité d'une aquaculture au sein de parcs éoliens et l'enlèvement des déchets sur et autour d'une épave.

Le service Milieu marin est également responsable de la protection des zones Natura 2000 dans notre mer du Nord (Vlaamse Banken, Vlakte van de Raan et les trois zones de protection des oiseaux).  La protection et l'éventuelle restauration des espèces et des habitats peuvent contribuer à préserver ou à renforcer les fonctions des écosystèmes critiques.
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Pêche et aquaculture

Économiquement parlant, la pêche commerciale est un petit acteur en Belgique. Mais l'activité côtière reste néanmoins un secteur important. Les pêcheurs de la mer du Nord utilisent principalement des chaluts à perche. Ce type de chalut est très efficace pour la capture de poissons benthiques tels que la sole et la limande. Un chalut à perche se compose d'une lourde traverse métallique, la perche, qui est remorquée sur le fond marin à l'aide de filets et d'un tapis de chaîne. La crevette, elle, est pêchée avec un filet (senne) tiré par deux chevaux. Depuis 2013, les pêcheurs de crevettes belges sont reconnus comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco.



La pêche récréative est également une activité populaire dans la mer du Nord. Plus de 800 navires y participent. La pêche récréative ne nécessite pas de licence, car les prises ne peuvent pas être vendues mais elle est néanmoins soumise à certaines lois et certains règlements.

​Mesures relatives à la pêche

La législation relative à la pêche est une matière du ressort de la politique flamande. Au niveau européen, la politique commune de la pêche (PCP) fixe le cap et vise à maintenir les populations de poissons à long terme. La PCP se concentre également sur des problèmes importants tels que la surpêche, les prises accessoires et la surcapacité des flottes. Les mesures relatives à la pêche peuvent servir de base pour établir un secteur de la pêche équitable et durable, sans impact négatif sur les autres ressources marines.


Chalutiers à perche, prise du jour, pêcheurs de crevettes à cheval © Vilda et ILVO

La Commission européenne consulte ses États membres sur la PCP. Ils peuvent ainsi jouer un rôle actif dans la politique de la pêche en application dans leurs propres eaux. La gestion de la partie belge de la mer du Nord étant une compétence fédérale, c'est le service Milieu marin qui assume cette responsabilité. Lorsqu'il prend des mesures en matière de pêche, ce service se concerte avec les autres États membres qui ont des pêcheurs dans notre mer du Nord. Par exemple, le service Milieu marin mène actuellement une étude pour identifier les zones les plus précieuses sur le plan biologique dans la zone de la directive « Habitat » des « Vlaamse Banken ». Ces informations seront combinées avec des données sur la pression de pêche dans la zone. Il devrait en résulter divers scénarios avec des mesures scientifiquement fondées en matière de pêche. Ces mesures constitueront la base d'un processus de concertation avec les pays concernés. Et ainsi, ces derniers pourront mettre en place, ensemble, des mesures de pêche efficaces.

Aquaculture

L'aquaculture, c'est l'élevage d'organismes aquatiques tels que les poissons, les mollusques et les algues à des fins commerciales. Il s'agit du secteur de la production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Ce type d'industrie peut avoir lieu aussi bien sur terre qu'en eau douce, saumâtre ou salée.


La culture marine en suspension © Vilda

L'aquaculture qui a lieu en mer est appelée mariculture. Il s'agit d'une activité industrielle et donc également d'une compétence fédérale, qui nécessite un permis et un rapport sur les incidences environnementales.La faisabilité technique et économique des projets de mariculture a déjà été testée dans le cadre de plusieurs projets pilotes dans notre mer du Nord. Des expériences ont été menées avec l'huître plate, la coquille Saint-Jacques, les moules et les algues sucrières. La culture se fait par le biais de structures de suspension et de tapis dans la mer. Pour les algues et les moules, les résultats étaient prudents mais néanmoins positifs. En 2018, les 67 premiers kilos de moules ont été élevés, dans des parcs éoliens. Le prochain défi consistera à permettre la mariculture à l'échelle commerciale sans perdre de vue la durabilité.

Que font les autorités ?

  • Les autorités fédérales peuvent prendre des mesures pour mieux contrôler l'impact de la pêche sur l'environnement. Par exemple, limiter la pêche qui perturbe le fond dans certaines zones. Elles investissent également dans des projets de lutte contre les déchets marins comme par exemple, le projet fishing for litter, la recherche sur le marquage des filets de pêche et la formation des jeunes pêcheurs aux nuisances que représentent les déchets marins.
  • Les autorités fédérales conseillent le ministre de la Mer du Nord dans le cadre de l'octroi des permis délivrés pour pratiquer l'aquaculture commerciale dans notre mer du Nord. Pour pouvoir démarrer une activité, un permis d'environnement et un permis d'utilisation pour une zone commerciale sont essentiels. Une procédure distincte est prévue pour les activités de recherche.
  • Les autorités fédérales encouragent l'utilisation multiple de l'espace dans la partie belge de la mer du Nord.

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Navigation et ports 

Notre mer du Nord est l'une des mers les plus fréquentées au monde et elle constitue la porte d'entrée de tous les ports maritimes belges. Chaque année, il y a plus de 300 000 mouvements de navires: des navires commerciaux aux bateaux de plaisance, en passant par les bateaux de pêche, les patrouilleurs et les navires à passagers.

Avec plus de 200 ans de tradition maritime, la flotte marchande sous pavillon belge se classe toujours parmi les 25 premières en termes de capacité de transport selon  l'Organisation maritime internationale (OMI) et n'a rien à envier à celle des Pays-Bas ou de la France.
Cela est dû, en partie, aux ports importants établis le long de  notre côte et de nos rivières.


Le port de Zeebruges © TBN -John Urbain

Il y a ainsi :

  • Sept ports maritimes : Anvers, Blankenberge, Bruges-Zeebruges, Gand, Ostende, Nieuport et Bruxelles

- Anvers = transport de conteneurs
- Gand = transbordement de marchandises commerciales, sidérurgie
- Zeebruges = transbordement de voitures, approvisionnement en gaz
- Ostende = transport de marchandises et énergies alternatives. Près de 283 millions de tonnes de marchandises sont chargées et déchargées chaque année.

  • Trois ports de pêche : Nieuport, Ostende et Zeebruges.

- Nieuport est un port de pêche côtière et de plaisance = 1 % de l'approvisionnement total en poisson de la Belgique.
- Ostende accueille des navires de pêche (grande flotte) = 34 % de l'approvisionnement total en poisson de la Belgique.
- Zeebruges accueille des navires de grande flotte = 65 % de l'approvisionnement total en poisson de la Belgique.

  • Quatre ports de plaisance : Nieuport, Ostende, Blankenberge et Zeebruges.

Ils représentent 3 553 emplacements de mouillage, dont 1 813 à Nieuport, l'un des plus grands ports de plaisance du nord-ouest de l'Europe.

Une mer pleine d'épaves

Dans notre mer du Nord, en plus de tous les bateaux qui mouillent dans les ports de plaisance, on dénombre aussi plus de 300 épaves dispersées sur le fond. Les épaves sont principalement liées aux deux guerres mondiales. Elles ont une grande valeur culturelle et sont très populaires auprès des plongeurs d'épaves et des pêcheurs à la ligne. De plus, elles revêtent aussi une grande valeur écologique, car elles sont des refuges et des nurseries pour diverses espèces de faune. Une loi existe qui permet de protéger les épaves sous-marines en tant que patrimoine culturel si elles ont plus de 100 ans. En 2020, neuf épaves avaient déjà  bénéficié de ce statut de protection.


Que font les autorités ?

Le transport maritime, l'accès maritime et la gestion des ports sont des compétences importantes qui sont soutenues par diverses autorités, notamment le SPF Mobilité, la Banque-Carrefour d‘Information Maritime et les autorités portuaires. Au niveau international, l'Organisation maritime internationale (OMI) est responsable de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui est en quelque sorte la Constitution applicable aux navires en mer. Cette organisation s'intéresse également à la sécurité et à la prévention de la pollution en mer. Le SPF Mobilité représente la Belgique au sein de cette organisation.

Les questions suivantes sont importantes pour notre environnement :

  • Les émissions des navires sont soumises à la fois à la réglementation de l'OMI (pour les émissions de soufre) et à celle de l'UE (pour les émissions de CO2). En Belgique, le SPF Mobilité assure le suivi de cette question.
  • L'eau de ballast est essentielle pour que les navires puissent naviguer en mer. Cependant, elle représente un risque pour l'environnement. Les espèces indésirables peuvent « faire du stop », c’est-à-dire s'installer dans cette eau dans un port étranger pour  ensuite se laisser transporter jusque chez nous. La Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast, élaborée par l'OMI, impose des règles à cet égard. Par exemple, elle oblige les navires à tenir un journal de bord de l'eau qui entre et sort des citernes de ballast et les ports doivent fournir des installations pour nettoyer ou réparer les citernes. En Belgique, c'est le SPF Mobilité qui s'en charge.
  • Les sources de bruit sous-marin peuvent perturber la communication entre les espèces, provoquer un stress et modifier le comportement naturel des espèces. C'est pourquoi le service Milieu marin étudie les possibilités de réduire le bruit sous-marin.
  • Il faut parfois déplacer du sable ou de la vase pour permettre au trafic maritime de transit de se dérouler sans encombre dans les chenaux et à proximité des ports. Ces activités dégagent une grande quantité de boues de dragage qui doivent être rejetées à la mer dans des sites désignés pour le déversement des boues de dragage. Cette activité nécessite également un permis et une évaluation des incidences environnementales.

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Énergie renouvelable

La mer offre de nombreuses possibilités de produire une énergie « bleue » durable. En plus de l'énergie éolienne, on peut aussi produire de l'énergie à partir des mouvements des marées ou des vagues. Pour le moment, les éoliennes restent toutefois la principale source d'énergie renouvelable produite en mer du Nord. La Belgique est même le quatrième producteur d’ énergie renouvelable offshore (c'est-à-dire en mer) en Europe.  Le secteur de l'énergie éolienne offshore fournit 10 % de la demande totale d'électricité de la Belgique.



Outre son avantage sur le plan écologique, l'énergie éolienne devient une alternative techniquement et économiquement intéressante aux combustibles fossiles. Les parcs éoliens offshore présentent également des avantages importants par rapport aux parcs éoliens terrestres : pas de zones bâties,  vitesses plus élevées du vent en mer et donc meilleur rendement. La mer du Nord contribue à la réalisation de la moitié des objectifs fixés en matière d’énergie renouvelable 

 


Les éoliennes offshore © DG Environnement 

D'ici 2021, neuf parcs éoliens seront opérationnels. Pour être autorisé à construire des éoliennes, l'initiateur du projet doit obtenir une concession et un permis d'environnement. Pour obtenir ce permis, il doit produire un rapport sur les incidences environnementales qui identifie l'impact potentiel du projet sur la faune et la flore.  Des concessions ont actuellement été accordées pour neuf parcs éoliens dans des zones spécifiquement désignées.  

L'éolien offshore a encore une marge de croissance. Le nouveau plan d’aménagement des espaces marins comprend trois zones d'énergie renouvelable supplémentaires. Deux zones sont situées dans ou à proximité de la zone Natura 2000 des Vlaamse Banken. Afin d'estimer et de limiter autant que possible l'impact sur l'environnement, plusieurs études sont en cours. Par après, les entreprises privées pourront soumettre leur meilleure offre pour la construction et la gestion de parcs éoliens dans ces zones dans le cadre de procédures d'appel d'offres et d'adjudication.  Réduire les subventions nécessaires, est toujours bon pour le portefeuille du consommateur.

Faire venir l'énergie de la mer à la terre

L'énergie des parcs éoliens est apportée sur la terre ferme par des câbles. Le plan d'aménagement des espaces marins prévoit des couloirs pour ces câbles (ainsi que des câbles et des pipelines de télécommunication). En regroupant les câbles dans ces couloirs, l'impact sur les autres activités est moindre. Certains parcs éoliens fonctionnent également via le « Offshore Modular Grid » d'Elia. Ce qu'on appelle la « prise en mer » réduit le nombre de câbles en mer. Une bonne solution tant pour le portefeuille du consommateur que pour l'environnement.

 
Le MOG au couché du soleil © Elia

Que font les autorités ?

L'énergie renouvelable est un sujet que nous ne pouvons que soutenir sans pour autant oublier les intérêts environnementaux.  Les autorités ont un rôle à jouer tant dans la planification des nouveaux parcs éoliens que dans l'exploitation des parcs existants. L'emplacement des éoliennes doit être soigneusement étudié. Il faut tenir compte de nombreux éléments comme le fait que la navigation et la pêche commerciales ne seront plus possibles dans ces zones et qu’il existe des routes migratoires des oiseaux. L’objectif est d’éviter des accidents. La construction de parcs éoliens pose  aussi de nombreuses questions environnementales. Par exemple, le battage des pieux est un processus qui génère beaucoup de bruit et perturbe énormément le sol. C’est pourquoi le service Milieu marin est représenté dans les comités d'accompagnement des parcs éoliens.  

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Extraction de sable et de gravier

 

L'extraction du sable représente une activité économique importante dans la partie belge de la mer du Nord. Les sites d'extraction de sable sont rares sur terre. C'est pourquoi le sable de mer constitue une alternative intéressante.



Dans notre mer du Nord, deux à trois millions de m3 de sable sont extraits chaque année. Le sable marin est une matière première de base importante pour l'industrie du béton et la construction routière. La protection supplémentaire des côtes nécessite également beaucoup de sable.

Le plan d'aménagement des espaces marins pour la période 2020-2026 définit des zones spécifiques pour l'extraction du sable. En outre, une zone a été délimitée pour la recherche sur le potentiel d'extraction du sable. Elle pourrait compenser les zones d'extraction qui pourraient disparaître au profit de nouveaux parcs éoliens.

Le service Milieu marin siège à la commission consultative chargée de coordonner la politique en matière d'extraction de sable en mer.
Pour pouvoir extraire du sable, un rapport sur les incidences environnementales est nécessaire. Sur la base de ce rapport, un permis peut ou non être délivré.  Les extracteurs de sable paient une redevance par m³ de sable extrait. Ces redevances sont utilisées, entre autres, pour la recherche sur les effets de l'extraction de sable sur les fonds marins et sur l'environnement. Vous trouverez la procédure à suivre sur le site du SPF Économie.

Depuis 2014, l'extraction de gravier est interdite dans la zone Natura 2000 des Vlaamse Banken (en tant que mesure de la directive-cadre Stratégie milieu marin). En outre, ce gravier est de faible qualité, en raison d'une granulométrie trop petite, et a donc peu d’intérêt.

Comment se fait l'extraction du sable ?

L'extraction de sable nécessite des navires spécifiques. La drague suceuse porteuse fonctionne avec un ou deux tuyaux d'aspiration réglables équipés de têtes d'élinde traînantes à leur l'extrémité. Ce dispositif permet d’aspirer le sable et le gravier. Le sable est versé dans la cale ouverte ou espace de chargement du navire et décante au fond. L'eau résiduelle est rejetée par-dessus bord. Une fois que la cale est complètement chargée, le navire revient au quai de déchargement. Ce déchargement se fait de différentes manières.


Drague à élinde traînante

  • Clapage: en ouvrant les volets situés dans le fond des cales du navire, la cargaison tombe du navire.
  • Pompage: à l'aide de pompes à jet, de l'eau est pompée sous haute pression dans la cale ouverte et le matériau présent dans la cale redevient liquide.  Ensuite, les pompes de dragage aspirent le mélange et le navire peut envoyer son chargement sous pression en se raccordant à une conduite.
  • Refoulement: cette méthode fonctionne de la même manière, sauf qu'ici le chargement n'est pas envoyé sous pression dans une conduite, mais pulvérisé par-dessus la proue du navire à l'endroit souhaité (rainbow).
  • Déchargement par grue ou par tapis roulant: le sable extrait est retiré de la cale ouverte à l'aide de grues de déchargement ou d'un tapis roulant.

Que font les autorités ?

Le service Plateau continental du SPF Économie délivre la concession de l'extraction. Le ministre de la Mer du Nord délivre le permis d'environnement.
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Activités militaires

Certaines parties de notre mer du Nord, sont utilisées pour faire des exercices militaires. Il peut s'agir d'exercices de tir depuis la terre ferme vers la mer (Lombardsijde) ou depuis la mer vers des cibles flottantes. La taille de la zone dépend des armes utilisées. Les exercices de tir depuisla terre ferme ne peuvent avoir lieu que pendant la journée et sont interdits les week-ends, les jours fériés et pendant les vacances scolaires. Pendant les exercices militaires, la navigation, la pêche, le dragage et l'exploitation minière sont interdits dans ces zones. Les autres utilisateurs de la mer doivent être avertis en temps utile par le département « Kust » du ministère flamand de la Mobilité, au moyen d'un ‘bericht aan zeevarenden’ (avis au personnel navigant en mer).



Il existe également des zones spéciales, situées plus loin en mer, qui sont utilisées pour la formation à la pose, au balayage et à la mise à feu (détonation) des mines. Certaines zones peuvent également être utilisées pour des exercices de l'OTAN menés dans le plus grand secret.

Que font les autorités ?

Les activités militaires doivent être bien planifiées car il ne serait pas opportun qu'un bateau de plaisance ignorant la situation se retrouve au milieu d'un exercice à grande échelle de la marine. C'est pourquoi des accords clairs ont été conclus entre les utilisateurs de la mer sur le lieu et le moment où ces activités sont menées.


Explosion en mer © Défense

Les activités militaires ont souvent aussi un impact sur l'environnement, notamment en termes de bruit. Par exemple, le sonar peut être très déroutant pour les mammifères marins qui communiquent sur la même fréquence. La destruction des explosifs anciens a également un impact sur le milieu marin. Il faut donc trouver un équilibre pour éviter que  les activités militaires n’affectent l’environnement de notre mer du Nord. 

Vous souhaitez en savoir plus sur les activités militaires en mer et savoir quand exactement elles ont lieu ? Rendez-vous sur ce site web
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Économie bleue – activités commerciales et industrielles

 

L'économie bleue est un terme générique qui désigne toutes les activités qui se déroulent en merLa Commission européenne la définit comme : « toutes les activités économiques liées aux océans, aux mers et aux côtes. Il s'agit à la fois de l'exploitation directe des ressources marines et du soutien indirect pour en assurer une exploitation durable ».



Concrètement, cela comprend, par exemple, les ports, le tourisme côtier, les parcs éoliens ou la pêche. Le dessalement de l'eau de mer et l'aquaculture sont des exemples d'activités émergentes, également chez nous. Lors de l'élaboration d'un nouveau plan d'aménagement des espaces marins, plusieurs zones ont été désignées pour accueillir ces activités émergentes. Ces zones sont spécifiquement conçues pour offrir aux entreprises un espace leur permettant de lancer des activités innovantes à l'échelle commerciale et ce, bien sûr, toujours dans le respect de l'environnement.

Les entreprises intéressées peuvent demander un permis d'utilisation au service Milieu marin. Leurs projets sont notés en tenant compte de leur valeur ajoutée, de leur impact sur la nature et sur la vue sur la mer, de la sécurité en mer, … Après avoir évalué les demandes, le service Milieu marin émet un avis pour le ministre, qui décide alors d'accorder ou pas la licence d'utilisation. Si une activité ne répond pas aux critères établis,  les autorités peuvent décider d'annuler le permis d'utilisation, unilatéralement.
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 Tourisme et activités récréatives

Marcher, bronzer, nager, surfer, faire de la voile ou du ski nautique... La liste des activités de loisirs sur la côte est infinie. Avec 6,8 millions de touristes d'un jour, 7,9 millions de nuitées et 103 947 séjours en seconde résidence (pas moins de 44 % des logements côtiers), le tourisme est l'une des activités économiques les plus importantes du littoral.


Kitesurfer, se détendre sur la plage et les huîtres © Misjel Decleer, VLIZ (Delva) en 123RF.com

Se détendre et profiter du bon air marin sont les principales raisons d'aller à la mer. En outre, les touristes aiment déambuler la digue de mer et ils soutiennent l'industrie hôtelière locale.

Pour les amateurs de nature, la mer du Nord offre bien des attraits. La côte compte plusieurs réserves naturelles et centres éducatifs .Il est aussi possible de contribuer à la préservation de cet environnement unique en participant à des activités de nettoyage des plages, comme celles organisées par exemple dans le cadre de l’Eneco Clean Beach Cup ou par les Proper Strand Runners.

Que font les autorités ?

Elles surveillent la qualité générale de l'eau et mènent des actions de lutte contre les déchets marins afin que la plage et les eaux de baignade restent des endroits agréables.
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